
La SCHL a publié ses prévisions du marché résidentiel pour 2025, et même si elles s’adressent à tout le secteur, elles contiennent plusieurs signaux importants pour les propriétaires de logements locatifs. Que vous soyez à Montréal, Québec ou Gatineau, voici ce qu’il faut retenir et comment s’y préparer.
1. Le locatif reste la vedette de la construction
En 2025, les logements locatifs continueront d’être le principal moteur de la construction résidentielle. Autrement dit, les promoteurs n’ont (presque) que ça en tête! Les mises en chantier de condos resteront faibles en raison des coûts de construction élevés et du faible appétit des acheteurs.
Pour les propriétaires, cela veut dire : plus de concurrence à prévoir. Des milliers de nouvelles unités seront livrées, alors mieux vaut vous assurer que vos logements actuels sont bien entretenus, bien positionnés et compétitifs sur le marché.
2. Un marché de la revente en pleine relance
Après un rebond en 2024, le marché de la revente poursuivra sur sa lancée en 2025, avec des prix en hausse continue. La rareté des propriétés disponibles entretient cette pression. Moins de gens pourront se permettre d’acheter, et certains resteront plus longtemps locataires par nécessité.
Bonne nouvelle pour les propriétaires locatifs : la demande pour les logements locatifs devrait rester solide, même si certains premiers acheteurs pourraient profiter de la baisse des taux et du retour des hypothèques sur 30 ans pour accéder à la propriété.
3. Des signaux d’un rééquilibrage du marché locatif
C’est peut-être l’élément le plus important pour vous : la tendance à la détente du marché locatif, amorcée en 2024, pourrait se poursuivre. Cela veut dire quoi? Un taux d’inoccupation en légère hausse, des hausses de loyer moins marquées… bref, un marché un peu plus compétitif.
Deux facteurs pourraient affaiblir la demande :
- La réduction anticipée de la migration internationale ;
- Le départ de certains locataires vers la propriété.
Mais attention, toutes les régions ne seront pas touchées également. Là où la croissance démographique restera forte, comme à Montréal ou Gatineau, les effets seront moindres. À Québec, où le marché est déjà plus équilibré, les marges de manœuvre seront plus restreintes.
4. Un contexte économique incertain
La diversification des emplois dans les grandes régions métropolitaines est un atout. Cependant, le climat économique mondial incertain pourrait influencer la confiance des consommateurs et ralentir les décisions d’investissement ou de déménagement.
En conclusion
Pour les propriétaires, 2025 s’annonce comme une année à surveiller de près. Il y aura plus de logements locatifs, une concurrence accrue et possiblement une demande légèrement plus modérée. La clé?
- Miser sur l’entretien, la qualité et la valeur ajoutée ;
- Rester flexible et à l’écoute des tendances régionales ;
- Ne pas sous-estimer l’impact des politiques migratoires ou économiques sur la demande.
Gardez le cap, informez-vous… et ajustez votre stratégie au besoin!
Pour plus de détails, consultez les prédictions de la SCHL pour l’année 2025.
À lire aussi :